La Liberté guidant le peuple ou selon le nom donné lors de sa première exhibition 28 juillet est une huile sur toile d'Eugène Delacroix réalisée en 1830, inspirée de la révolution des Trois Glorieuses. Présentée au public au Salon de Paris de 1831, l'œuvre est transférée du musée du Luxembourg (où elle était exposée depuis 1863) au musée du Louvre en 1874. Par son aspect allégorique et sa portée politique, elle a été fréquemment choisie comme symbole de la République française ou de la démocratie. (Wikipedia)

Citoyen démocrate est un site indépendant d'information et de proposition. L'accès et l'utilisation de ce site Internet sont soumis aux conditions d'utilisation. Citoyen démocrate ne saurait être tenu pour responsable du contenu des messages qui n'engagent que leurs auteurs. Les auteurs disposent d'un droit de rectification des données (Loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés) auprès de Citoyen démocrate. A propos - Téléchargement d’Adobe® Reader® - Hosting by 1and1 - Powered by Serif WebPlus - Designed by CM - Copyright  © 2011, 2012,2013, 2014 citoyen-democrate.fr

Claude Mauriange Le droit à l'information, à la libre expression et à la critique est une des libertés fondamentales de tout être humain. Déclaration des devoirs et des droits des journalistes (Munich, 1971)

Je suis resté silencieux … je n’ai pas protesté
« Quand les Nazis ont emmené les communistes, je suis resté silencieux, c’est vrai quoi, je n’étais pas communiste.
Quand ils ont jeté en prison les sociaux-démocrates,
je suis resté silencieux, c’est vrai quoi, je n’étais pas social-démocrate.
Quand ils ont emmené les syndicalistes,
je n’ai pas protesté, c’est vrai quoi, je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils ont emmené les Juifs,
je n’ai pas protesté : c’est vrai quoi, je n’étais pas Juif.
Quand ils m’ont emmené,
il n’y avait plus personne pour protester. »

Texte de Martin Niemöller (1892-1984), pasteur protestant allemand arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen.
Il fut ensuite transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau. Libéré du camp par la chute du régime nazi, en 1945.

A propos de la désobéissance civile.

La désobéissance civile peut être considérée comme une garantie non juridictionnelle des libertés publiques, garantie exercée par les gouvernés eux-mêmes. Elle n'est pas explicitement reconnue juridiquement  dans la hiérarchie des normes françaises. Toutefois l'article 2 de la Déclaration  des droits de l'homme et du citoyen de 1789 dispose que : « Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression. ». A Cliquez ICI pour télécharger le fichier.

Hommage à Stéphane Charbonnier le 16 janvier 2015 à Pontoise.

Stéphane Charbonnier dit Charb, dessinateur satirique, directeur de la publication de CHARLIE HEBDO est mort le 7 janvier 2015 lâchement assassiné avec 11 des ses compagnons dans l’attentat qui a frappé la rédaction de CHARLIE HEBDO. Finalement je suis beaucoup plus triste que je croyais en suivant la cérémonie d’hommage à Charb tombé pour la liberté d’expression. Au court de la cérémonie, le dessinateur Luz s'est adressé à Charb, « mon ami, mon frère, mon rédacteur en chef, mon compagnon de beuverie ». « Charb, le nombre de dessins que tu aurais pu faire cette semaine ! Si tu avais vu ça, tu en aurais dessiné des conneries, tu en aurais usé des stylos, tu en aurais rempli du papier. » « Et si tu avais été là au bouclage dernier, tu aurais surtout dessiné à l'adresse de ces millions de gens un petit bonhomme avec un gros nez tenant une pancarte avec marqué  ''Je suis Charlie''. En dessous, tu aurais marqué  ''prouvez-le'' . Prenez vos crayons, du papier, un scan, un ordinateur et exprimez-vous. L'esprit de ''Charlie Hebdo'' est vivant et j'espère (...) que des milliers de ''Charlie Hebdo'' vont surgir des lycées, des facs, des imprimeries. »
Je suis triste et en même temps révolté que la majorité d’entre nous n’ai rien vu, rien entendu, rien dit, AVANT. CM

Et maintenant ?

Je ne peux pas résister à vous faire part du communiqué de Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui que je viens de recevoir. Ce communiqué, tellement pertinent et tellement juste, nous interpelle. En effet, notre réponse ne peux être SEULEMENT répressive. Si nous ne voulons pas voir sombrer notre République dans le chaos, nous devons agir AUSSI à titre préventif dans le domaine de l’éducation et de la culture. Il n’est pas trop tard… CM

Communiqué de Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui. Thorens-Glières le 31 janvier 2015
Et maintenant ?
Passé ce moment de grande émotion qu’ont engendré les tueries à Charlie Hebdo et les prises d’otages,  passée cette grande marche historique, la question « Que faire ? » reste entière. Pour que ce moment important ne devienne pas une simple photo dans un livre d’histoire, nous nous devons de rester vigilants, de veiller à ce que  les valeurs républicaines  qui nous animent soient au centre des débats. Il est fort dommage qu’aucun de nos gouvernants n’ait réagi comme le 1er ministre norvégien
Jeans Stoltenberg qui, après le massacre d’Utoya, avait déclaré: «  J’ai un message pour celui qui nous a attaqué et pour ceux qui sont derrière tout ça : vous ne nous détruirez pas. Vous ne détruirez pas la démocratie et notre travail pour rendre le monde meilleur. (…) Nous allons répondre à la terreur par plus de démocratie, plus d’ouverture et plus de tolérance
. » Au-delà de l'émotion, ce qui s’est passé les 7,8 et 9 janvier n’est-il pas le constat plus global d’un échec de société ? Il est temps de poser la question politique. La politique menée dans les quartiers pour réduire les dépenses publiques, avec le retrait des éducateurs de rues, le retrait de la police de proximité, le manque de moyens alloués à l'éducation et la désertion des services publics, n'est-elle pas en partie responsable de la radicalisation de quelques fanatiques religieux ? Des hommes et des femmes en ont payé le prix fort cette sinistre semaine ! Rachida Dati a avoué que, lors des campagnes  électorales, les quartiers étaient délaissés car «  pas assez payants » ! Quel sens a alors encore le mot « démocratie » lorsque l’on prive sciemment une partie du peuple de son pouvoir de décision, en ne lui donnant plus les moyens de la réflexion et du choix ? Tout cela conduit au désespoir, au sentiment d'inutilité sans perspective d'avenir. Ne faut-il pas être désespéré pour adhérer aux extrémismes religieux de tous bords ? Il ne s'agit pas de trouver des excuses à ces actes ignobles mais, plutôt que de tomber seulement dans le répressif, ne faut-il pas travailler en amont pour tenter de redonner sens au « vivre ensemble » ? La politique de répression et d'incarcération montre son inutilité et son inadéquation face à cette situation. Le passage en  prison, en l’occurrence, n’a fait que renforcer et alimenter le fanatisme. La politique étrangère et le manque de réaction de la communauté internationale sur certains conflits sont aussi à questionner. Pour prévenir l’avenir, plus nous serons éduqués, plus nous apprendrons, discuterons, échangerons, plus nous serons capables de résister aux premiers démagogues venus. Pour travailler en ce sens, Citoyens Résistants d'Hier et d'Aujourd'hui organisera les 23 et 24 mai 2015 "Paroles de résistances" aux Glières avec des conférences-débats le samedi, et des prises de paroles sur le Plateau le dimanche.